La Kasbah de Marrakech est le quartier royal historique situé au sud de la médina, fondé à la fin du XIIe siècle par les Almohades comme cité princière fortifiée. Aujourd’hui, le quartier de la Kasbah Marrakech reste l’un des secteurs les plus fascinants de la ville : il concentre en quelques centaines de mètres des monuments parmi les plus emblématiques du Maroc, comme la mosquée de la Kasbah (mosquée Moulay el-Yazid), la porte almohade Bab Agnaou, les Tombeaux Saâdiens et le Palais El Badi, tout en conservant une atmosphère résidentielle plus calme que le cœur touristique de la médina. Comptez 2 à 3 heures pour en découvrir l’essentiel à pied. Voici un guide complet pour comprendre son histoire, ses monuments et bien préparer votre visite.
En bref : l’essentiel sur la Kasbah de Marrakech
- Quartier royal almohade fondé à la fin du XIIe siècle comme cité princière fortifiée.
- Situé au sud de la médina de Marrakech, à quelques minutes à pied de la place Jemaa el-Fna.
- Cœur du quartier : la mosquée de la Kasbah (Moulay el-Yazid) et la porte monumentale Bab Agnaou.
- À proximité immédiate : les Tombeaux Saâdiens et le Palais El Badi.
- Ambiance plus calme et résidentielle que le centre de la médina, entre ruelles, remparts et artisanat.
- À découvrir en 2 à 3 heures, idéalement le matin.
Histoire : la Kasbah de Marrakech, cité royale almohade
Le mot « kasbah » désigne, dans le monde arabo-musulman, une citadelle ou un quartier fortifié abritant le pouvoir. À Marrakech, la Kasbah correspond précisément à cette définition : elle fut conçue comme une véritable ville dans la ville, réservée au souverain, à sa cour, à sa garde et à l’administration. Sa création remonte à la fin du XIIe siècle, sous le règne du sultan almohade Yacoub el-Mansour (Abou Youssef Yaqub al-Mansour), l’un des grands bâtisseurs de la dynastie.
Les Almohades, venus du Haut Atlas, avaient fait de Marrakech leur capitale. Pour séparer le pouvoir de la ville marchande et populaire, ils édifièrent au sud de la médina une cité royale entourée de ses propres remparts, dotée de palais, de jardins, d’une grande mosquée et de portes monumentales. Ce plan d’urbanisme, hérité des grandes capitales musulmanes de l’époque, visait à la fois le prestige et la sécurité du souverain.
Yacoub el-Mansour, qui régna à la fin du XIIe siècle, est resté dans l’histoire comme l’un des souverains les plus puissants de l’Occident musulman. C’est sous son règne que Marrakech connut un formidable essor architectural, dont la Kasbah fut l’une des réalisations majeures aux côtés de la mosquée de la Koutoubia. En créant cette cité royale au sud de la ville existante, le sultan disposait d’un ensemble cohérent : palais, mosquée officielle, jardins, casernes, marchés et dépendances, le tout protégé par une enceinte propre et relié à la médina par des portes contrôlées. Cette organisation traduisait une conception du pouvoir où le souverain vivait à l’écart de la population, dans un espace maîtrisé et prestigieux.
Au fil des siècles, les dynasties successives – Mérinides, Saâdiens puis Alaouites – ont remanié, agrandi ou reconstruit une partie des édifices. Les Saâdiens, au XVIe siècle, ont marqué le quartier de leur empreinte la plus spectaculaire avec le Palais El Badi et la nécropole des Tombeaux Saâdiens. Aujourd’hui encore, la Kasbah reste le siège du Palais Royal de Marrakech, ce qui perpétue sa vocation d’origine : abriter le pouvoir. La médina de Marrakech dans son ensemble, dont fait partie la Kasbah, est inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO.
Cette superposition d’époques est l’un des grands intérêts du quartier : en quelques pas, on passe de vestiges almohades du XIIe siècle à des réalisations saâdiennes du XVIe, puis à des aménagements alaouites plus récents. La Kasbah se lit ainsi comme un livre d’histoire à ciel ouvert, où chaque dynastie a laissé une trace sans jamais effacer totalement celle de ses prédécesseurs. C’est aussi ce qui explique la variété des styles que l’on y observe, du dépouillement puissant de l’art almohade au raffinement décoratif des Saâdiens.
Pour replacer le quartier dans le contexte plus large de la ville, vous pouvez consulter notre guide de la médina de Marrakech, dont la Kasbah constitue le prolongement historique au sud.

La mosquée de la Kasbah (mosquée Moulay el-Yazid)
Au cœur du quartier de la Kasbah Marrakech se dresse la mosquée de la Kasbah, également appelée mosquée Moulay el-Yazid. Édifiée à la fin du XIIe siècle sous Yacoub el-Mansour, elle était la mosquée officielle de la cité royale, à l’usage du souverain et de sa cour. C’est l’un des grands monuments almohades de Marrakech, contemporain de la célèbre Koutoubia qui domine le nord de la médina.
Son minaret est particulièrement remarquable : orné de motifs géométriques en losanges et de céramiques colorées, il constitue un repère visuel du quartier et un bel exemple de l’art almohade. La mosquée a connu plusieurs restaurations au cours des siècles, notamment après des dommages liés au temps et à des explosions historiques de poudre stockée à proximité, mais elle a conservé son plan et son esprit d’origine.
Sur le plan architectural, la mosquée de la Kasbah illustre les principes de l’art almohade : sobriété des volumes, jeux de briques et de plâtre, et un minaret qui domine le quartier. Le décor du minaret, organisé en réseau de losanges entrelacés (le motif dit « darj w ktef ») surmonté d’une frise de céramiques, se retrouve sous des formes voisines sur d’autres grands monuments de la même période. La grande cour intérieure et la salle de prière, structurées par des rangées d’arcs, obéissent à une logique de clarté et d’ampleur caractéristique de l’époque.
Le nom de Moulay el-Yazid, sultan alaouite de la fin du XVIIIe siècle inhumé à proximité, rappelle que l’édifice a traversé les dynasties et fait l’objet de restaurations successives. Ces reconstructions expliquent que la mosquée conjugue son plan almohade d’origine avec des interventions plus tardives, sans perdre son unité d’ensemble.
Comme la plupart des mosquées en activité au Maroc, elle n’est en principe pas accessible aux visiteurs non-musulmans à l’intérieur. On l’admire donc depuis l’extérieur, en tournant autour de l’édifice pour apprécier son minaret et sa façade. Sa position est stratégique : elle jouxte Bab Agnaou et se trouve à quelques pas de l’entrée des Tombeaux Saâdiens, ce qui en fait un point de repère central pour s’orienter dans le quartier. Pour approfondir, consultez la fiche encyclopédique de la mosquée de la Kasbah de Marrakech.

Bab Agnaou, la porte monumentale de la Kasbah
Bab Agnaou est sans doute la porte la plus célèbre de Marrakech. Contrairement aux autres portes de la ville, ménagées dans les remparts de terre pour laisser passer les caravanes, Bab Agnaou était une porte d’apparat : elle donnait accès à la cité royale de la Kasbah. Datant elle aussi de la période almohade (fin du XIIe siècle), elle témoigne du soin apporté à l’entrée du quartier du pouvoir.
Ce qui frappe, c’est la finesse de sa décoration : taillée dans une pierre aux tons ocre et bleutés, la porte s’organise autour d’un arc encadré de bandeaux sculptés de motifs floraux et géométriques, ainsi que d’une inscription coranique en écriture coufique. Les arcs concentriques et les coquilles sculptées dans les écoinçons créent un effet de profondeur qui capte la lumière différemment selon les heures de la journée. L’ensemble, sobre mais raffiné, illustre l’élégance de l’art almohade.
Le contraste est saisissant avec les autres portes de Marrakech, généralement percées dans les remparts de terre crue et pensées avant tout pour la défense et le passage. Bab Agnaou, elle, joue la carte de la représentation : elle affirmait la dignité de la cité royale à quiconque s’en approchait. C’est cette double dimension, défensive et symbolique, qui en fait un témoin précieux de l’urbanisme almohade. Aujourd’hui piétonne, Bab Agnaou est l’un des points de repère incontournables du quartier et un sujet photographique de premier plan. Pour en savoir plus, voyez la page dédiée à Bab Agnaou.
Les Tombeaux Saâdiens
À deux pas de la mosquée de la Kasbah se trouve l’un des sites les plus visités de Marrakech : les Tombeaux Saâdiens. Cette nécropole royale date du XVIe siècle, sous la dynastie saâdienne, en particulier sous le règne du sultan Ahmad al-Mansour. On y accède par un étroit couloir aménagé le long de la mosquée, un passage discret qui débouche sur des jardins et des salles funéraires d’une grande beauté.
Le joyau du site est la salle dite « aux douze colonnes », où repose le sultan et sa famille : marbre de Carrare, plâtre finement sculpté, cèdre travaillé et zelliges composent un décor d’un luxe raffiné. Les colonnes de marbre, les stalactites de plâtre (muqarnas) et les coupoles ouvragées y créent une atmosphère solennelle et intime à la fois. Le site comprend plusieurs espaces : deux principaux édifices funéraires, des dépendances et un jardin planté où d’autres sépultures, plus modestes, sont dispersées parmi les allées.
Longtemps murés et tombés dans l’oubli après la chute des Saâdiens, les Tombeaux ont été redécouverts et mis en valeur au début du XXe siècle, ce qui les a paradoxalement préservés du remaniement et de la destruction. Ce sommeil de plusieurs siècles est en partie responsable de leur exceptionnel état de conservation. En raison de l’étroitesse du couloir d’accès et du succès du site, mieux vaut s’y présenter tôt le matin pour profiter des lieux sans trop d’attente. C’est aujourd’hui une visite essentielle du quartier. Nous lui consacrons un guide détaillé : les Tombeaux Saâdiens de Marrakech.
Le Palais El Badi
À l’est de la Kasbah s’étend le Palais El Badi, littéralement « l’Incomparable ». Construit à la fin du XVIe siècle par le sultan saâdien Ahmad al-Mansour pour célébrer une victoire militaire, ce palais devait éblouir les visiteurs et les ambassadeurs par son faste. On raconte qu’il était orné d’or, d’onyx, de marbre et de matériaux précieux venus de loin.
La construction du palais mobilisa des matériaux venus de plusieurs régions et fut, selon la tradition, financée en partie par les rançons et le butin liés aux victoires du sultan. Le décor associait l’or, l’onyx, le marbre italien et des bois précieux, dans une profusion destinée à impressionner. Un siècle plus tard, le sultan alaouite Moulay Ismaïl fit démonter une grande partie de ces richesses pour orner sa nouvelle capitale, Meknès, ce qui explique l’état de dépouillement actuel du monument.
Aujourd’hui, El Badi se présente sous la forme de vastes ruines à ciel ouvert : de hauts murs de pisé, une immense cour rectangulaire avec un bassin central, des jardins en contrebas plantés d’orangers et des vestiges de pavillons. Cette silhouette dépouillée a son propre pouvoir d’évocation, et les cigognes qui nichent au sommet des murailles ajoutent au charme du lieu. On peut y monter sur les terrasses pour une belle vue sur le quartier et, par temps clair, sur les sommets enneigés de l’Atlas au loin. Le site abrite par ailleurs, dans certaines salles, des éléments patrimoniaux exposés, dont un ancien minbar. Pour préparer cette étape, consultez notre guide du Palais El Badi de Marrakech.
Le Palais Royal (Dar el-Makhzen)
La Kasbah demeure fidèle à sa vocation d’origine : elle abrite le Palais Royal de Marrakech, appelé Dar el-Makhzen. C’est l’une des résidences officielles du roi du Maroc lorsqu’il séjourne dans la ville. À ce titre, le palais n’est pas ouvert à la visite et occupe une vaste emprise au sud du quartier.
Le Dar el-Makhzen occupe une vaste emprise et s’inscrit dans la continuité directe de la cité royale almohade : depuis huit siècles, c’est ce même secteur de la ville qui abrite le pouvoir souverain. L’ensemble comprend des palais, des jardins et des dépendances qui ne sont pas ouverts au public, et dont on ne perçoit, depuis la rue, que les hauts murs et les portes monumentales.
Concrètement, pour le visiteur, cela signifie que l’on longe de hauts murs, des portes gardées et des places dégagées sans pouvoir entrer. La présence du palais explique en partie l’atmosphère paisible et un peu solennelle de certaines parties de la Kasbah, ainsi que l’excellent entretien de ses abords, notamment autour de la vaste esplanade appelée Méchouar. Il convient de rester discret aux abords des zones surveillées et d’éviter de photographier les postes de garde. Cette dimension officielle fait partie de l’identité du quartier : ici, l’histoire du pouvoir n’appartient pas seulement au passé, elle se prolonge dans le présent.
Le Mellah et la place des Ferblantiers, tout à côté
Juste au nord-est de la Kasbah, on entre dans le Mellah, l’ancien quartier juif de Marrakech. Créé au XVIe siècle, ce quartier dense et populaire témoigne de la longue présence de la communauté juive dans la ville. On y trouve encore des synagogues, un cimetière juif (le Miaâra) et une architecture caractéristique aux balcons ouverts sur la rue, différente du reste de la médina.
Historiquement, le Mellah était le quartier où résidait la communauté juive, souvent liée au commerce, à l’artisanat des métaux précieux et aux échanges avec le pouvoir. Son emplacement, à proximité immédiate du palais, n’était pas anodin : il traduisait le lien étroit entre certaines fonctions économiques et l’autorité royale. Le tissu urbain du Mellah, plus dense et vertical, reste reconnaissable aujourd’hui et compose une facette moins connue mais passionnante de la ville.
Entre El Badi, le Mellah et le palais Bahia s’ouvre la place des Ferblantiers, un lieu de rendez-vous animé bordé d’ateliers de ferronniers et de lanterniers. C’est ici que se fabriquent et se vendent les fameuses lanternes marocaines en métal ajouré, dont les découpes projettent des jeux d’ombres une fois allumées. On peut y observer les artisans au travail, martelant et perçant le laiton et le fer-blanc selon des gestes transmis de génération en génération. La place, ombragée et vivante, fait une transition naturelle entre la Kasbah et le reste de la médina. À quelques minutes se trouve d’ailleurs le somptueux Palais Bahia, que l’on peut aisément combiner avec la visite de la Kasbah.
Se promener dans le quartier de la Kasbah et découvrir l’artisanat
Au-delà de ses grands monuments, la Kasbah de Marrakech se savoure aussi en flânant. Le quartier a gardé un caractère résidentiel : ses ruelles sont souvent plus calmes et moins encombrées que les grandes artères commerçantes du centre de la médina. On y croise des habitants, des enfants qui jouent, des échoppes de quartier, des portes anciennes et des pans de remparts.
L’artisanat y est bien présent, sans l’agitation des grands souks : petits ateliers de cuir, de métal, de poterie, boutiques de babouches, épiceries et cafés simples où prendre un thé à la menthe. On trouve dans le secteur, et sur la place des Ferblantiers toute proche, des métiers emblématiques de Marrakech : la ferronnerie et la lanternerie, la maroquinerie, la vannerie, la céramique et les textiles. Ces savoir-faire, souvent transmis en famille, font partie intégrante de l’identité de la médina.
Acheter dans ces petites échoppes se fait dans une ambiance plus posée qu’au cœur des souks, propice à la discussion et à l’observation du travail. Le marchandage reste d’usage, mais il gagne à se pratiquer avec courtoisie et bonne humeur. Pour ceux qui souhaitent une expérience de shopping plus intense, les grands souks de Marrakech se trouvent plus au nord, autour de Jemaa el-Fna. La Kasbah, elle, offre une immersion plus authentique et détendue, idéale pour saisir le rythme quotidien de la médina loin des foules.

Les monuments de la Kasbah en un coup d’œil
| Monument | Type | À savoir |
|---|---|---|
| Mosquée de la Kasbah (Moulay el-Yazid) | Mosquée almohade (XIIe s.) | Beau minaret ; intérieur réservé aux fidèles, à admirer de l’extérieur |
| Bab Agnaou | Porte monumentale almohade | Porte d’apparat de la cité royale, richement sculptée ; accès libre |
| Tombeaux Saâdiens | Nécropole royale (XVIe s.) | Salle aux douze colonnes ; billet d’entrée ; file d’attente fréquente |
| Palais El Badi | Palais saâdien en ruines (XVIe s.) | Grande cour, bassin, terrasses avec vue ; billet d’entrée |
| Palais Royal (Dar el-Makhzen) | Résidence royale en activité | Non visitable ; à observer de l’extérieur, sans photographier les gardes |
| Place des Ferblantiers & Mellah | Place artisanale / quartier historique | Lanternes en métal, synagogues, ambiance vivante ; accès libre |
Itinéraire à pied pour visiter la Kasbah
Voici un enchaînement logique pour découvrir le quartier de la Kasbah Marrakech en une demi-journée, en partant de la place Jemaa el-Fna :
- Depuis Jemaa el-Fna, descendez vers le sud en direction de la Kasbah (10 à 15 minutes de marche).
- Passez sous Bab Agnaou et prenez le temps d’observer sa décoration sculptée.
- Rejoignez la mosquée de la Kasbah et faites-en le tour pour admirer le minaret.
- Enchaînez avec les Tombeaux Saâdiens, dont l’entrée est toute proche (arrivez tôt pour éviter la file).
- Marchez jusqu’au Palais El Badi et montez sur les terrasses pour la vue.
- Terminez par la place des Ferblantiers et un aperçu du Mellah, avant de remonter vers le Palais Bahia si le temps le permet.
Comptez environ 2 à 3 heures pour l’essentiel, davantage si vous prenez le temps des cafés et des boutiques. Cet itinéraire s’intègre parfaitement dans un programme plus large : voyez notre suggestion de Marrakech en 3 jours pour l’agencer avec les autres incontournables de la ville.
Horaires et billets des monuments (indicatif)
Les monuments payants du quartier – Tombeaux Saâdiens et Palais El Badi – sont généralement ouverts tous les jours, en journée, avec un billet d’entrée à tarif modéré. Les horaires peuvent varier selon la saison, les jours fériés et le calendrier religieux (notamment pendant le ramadan). Il est donc prudent de vérifier les informations à jour avant votre visite, sur place ou auprès de votre hébergement.
- Tombeaux Saâdiens : billet d’entrée ; ouverture en journée ; affluence forte le matin en haute saison.
- Palais El Badi : billet d’entrée ; parfois un supplément pour un espace particulier ; ouverture en journée.
- Mosquée de la Kasbah et Bab Agnaou : visibles librement depuis l’extérieur, sans billet.
- Palais Royal (Dar el-Makhzen) : non visitable.
Astuce : arriver dès l’ouverture permet d’éviter à la fois la chaleur et les groupes, en particulier aux Tombeaux Saâdiens où le passage se fait par un couloir étroit qui crée facilement des files.
Conseils pratiques et sécurité
- Chaussures confortables : les ruelles sont pavées ou irrégulières, et l’itinéraire se fait entièrement à pied.
- Tenue respectueuse : vous êtes dans un quartier résidentiel et religieux ; des épaules et des jambes couvertes sont appréciées, surtout aux abords des mosquées.
- Matinée conseillée : lumière douce, moins de foule et températures plus supportables.
- Photos : évitez de photographier les postes de garde du Palais Royal et demandez avant de photographier des personnes.
- Faux guides : ignorez poliment les personnes qui proposent de vous « accompagner » sans être des guides officiels ; en cas de doute, passez par un guide agréé.
- Espèces : prévoyez de la petite monnaie pour les billets, les cafés et l’artisanat.
Le quartier est globalement sûr et tranquille. Comme partout dans une médina, gardez un œil sur vos effets personnels dans les moments d’affluence et restez attentif aux deux-roues dans les ruelles.
Comment se rendre à la Kasbah de Marrakech
La Kasbah se trouve au sud de la médina, ce qui la rend facilement accessible depuis le centre historique. Depuis la place Jemaa el-Fna, une marche de 10 à 15 minutes vers le sud suffit pour atteindre Bab Agnaou et l’entrée du quartier. C’est le moyen le plus agréable d’y arriver, en traversant les ruelles animées de la médina.
En taxi (petit taxi), demandez à être déposé à Bab Agnaou ou à proximité des Tombeaux Saâdiens ; les véhicules ne pénètrent pas dans les ruelles étroites. Depuis les quartiers modernes comme Guéliz ou l’Hivernage, comptez une course courte jusqu’aux abords de la Kasbah. Si vous arrivez de l’aéroport Marrakech-Ménara, le trajet jusqu’à la médina est bref, et l’on rejoint ensuite la Kasbah à pied. Pour organiser l’ensemble de votre séjour et enchaîner les visites, notre guide complet des choses à faire à Marrakech vous donnera une vue d’ensemble.
Note d’indépendance éditoriale : ce guide est rédigé de façon indépendante et ne fait la promotion d’aucun prestataire. Les horaires, tarifs et modalités d’accès mentionnés sont donnés à titre indicatif et peuvent évoluer ; nous vous invitons à les vérifier auprès des sources officielles ou sur place avant votre visite.
Questions fréquentes
Qu’est-ce que la Kasbah de Marrakech ?
C’est le quartier royal historique situé au sud de la médina, fondé à la fin du XIIe siècle par les Almohades comme cité princière fortifiée. Il regroupe la mosquée de la Kasbah, Bab Agnaou et, à proximité, les Tombeaux Saâdiens et le Palais El Badi.
Combien de temps faut-il pour visiter la Kasbah ?
Comptez 2 à 3 heures pour l’essentiel à pied : Bab Agnaou, la mosquée de la Kasbah, les Tombeaux Saâdiens et le Palais El Badi. Prévoyez davantage si vous flânez dans les ruelles ou visitez aussi le Mellah et le Palais Bahia.
Peut-on entrer dans la mosquée de la Kasbah ?
Comme la plupart des mosquées en activité au Maroc, elle n’est en principe pas ouverte aux visiteurs non-musulmans. On l’admire depuis l’extérieur, notamment son minaret almohade décoré, situé près de Bab Agnaou.
Le Palais Royal de Marrakech se visite-t-il ?
Non. Le Palais Royal (Dar el-Makhzen), situé dans la Kasbah, est une résidence officielle du roi et n’est pas ouvert à la visite. On peut seulement en longer les murs, sans photographier les postes de garde.
Comment aller de Jemaa el-Fna à la Kasbah ?
La Kasbah se trouve à 10-15 minutes de marche au sud de la place Jemaa el-Fna. On peut aussi prendre un petit taxi et se faire déposer près de Bab Agnaou ou des Tombeaux Saâdiens, puis continuer à pied.
La Kasbah de Marrakech vaut-elle la visite ?
Oui. C’est l’un des quartiers les plus riches en histoire de la ville, avec des monuments almohades et saâdiens majeurs réunis sur un petit périmètre, dans une ambiance plus calme que le cœur de la médina.
Conclusion
Le quartier de la Kasbah Marrakech concentre, sur quelques centaines de mètres, huit siècles d’histoire : la cité royale almohade, la mosquée de la Kasbah et Bab Agnaou, les splendeurs saâdiennes des Tombeaux et d’El Badi, et jusqu’au Palais Royal encore en fonction. À cette densité patrimoniale exceptionnelle s’ajoute une atmosphère résidentielle plus paisible que le reste de la médina, propice à la flânerie et à la découverte de l’artisanat. Facile d’accès depuis Jemaa el-Fna, la Kasbah mérite pleinement une demi-journée dans tout séjour à Marrakech. Pour aller plus loin, poursuivez avec notre guide complet de Marrakech et découvrez comment relier ce quartier aux autres trésors de la ville. Pour le contexte historique global, la page consacrée à Marrakech apporte un éclairage utile.
Images sous licence libre via Wikimedia Commons : © Safia Shutterbug (CC BY-SA 3.0) ; © Jeanne Griffin (CC BY-SA 4.0) ; © Misa.stefanovic.07 (CC BY-SA 4.0). Sources : UNESCO et Wikipédia.


