Beaucoup de voyageurs se posent la question avant de partir : peut-on vraiment consommer de l’alcool à Marrakech ? La réponse courte est oui. Le Maroc est un pays musulman où l’islam est religion d’État, mais la vente et la consommation d’alcool y sont légales pour les touristes et les non-musulmans, dans un cadre bien défini. Concrètement, vous pourrez boire un verre de vin, une bière fraîche ou un cocktail dans les bars d’hôtels, les restaurants licenciés, les rooftops et les discothèques de la ville, et acheter des bouteilles dans certains supermarchés disposant d’un rayon dédié. Rien d’illégal ni de clandestin, donc, à condition de respecter quelques règles et de faire preuve de discrétion.
Il faut toutefois comprendre l’esprit des lieux : ici, l’alcool n’est pas au centre de la vie sociale comme il peut l’être en Europe. Il reste peu visible, quasiment absent de la médina traditionnelle, plus présent dans les quartiers modernes de Guéliz et de l’Hivernage, et globalement plus cher qu’en France à cause des taxes. Consommer avec modération, ne jamais boire dans la rue et rester respectueux du contexte culturel local sont les clés pour profiter sereinement d’un verre sans heurter la population. Ce guide fait le point, de façon factuelle et honnête, sur le cadre légal, les bonnes adresses par type de lieu, les prix, les périodes de restriction comme le Ramadan, et les usages à connaître pour boire à Marrakech en toute tranquillité.
Guide indépendant, non affilié à l’ONDA ni à aucun établissement ; informations données à titre pratique pour le voyageur.

En bref
- Légal ? Oui, pour les non-musulmans et les touristes, dans les établissements licenciés et certains supermarchés.
- Où boire ? Bars d’hôtels, restaurants touristiques, rooftops, clubs — surtout à Guéliz et à l’Hivernage.
- Où acheter ? Rayon « cave » de certains supermarchés (Carrefour, Acima, Marjane, Atacadao) et cavistes type Nicolas, essentiellement à Guéliz.
- Dans la médina ? Très peu de points de vente ; l’alcool se concentre dans la ville nouvelle.
- Prix ? Élevés (fortes taxes) : comptez le double, voire davantage, par rapport à l’Europe.
- Âge légal ? 18 ans ; une pièce d’identité peut être demandée.
- À éviter : boire dans l’espace public, l’ivresse visible, et présumer que tout est ouvert pendant le Ramadan.
L’alcool est-il autorisé au Maroc ? Le cadre légal
Commençons par lever l’ambiguïté la plus fréquente. Contrairement à certains pays du Golfe où l’alcool est très strictement contrôlé, le Maroc autorise sa production, sa vente et sa consommation. Le pays possède même une industrie viticole ancienne, héritée en partie de la période du protectorat, et produit chaque année des millions de bouteilles. L’alcool à Marrakech n’est donc ni interdit ni tabou sur le plan strictement juridique : il est encadré.
La nuance essentielle tient à la distinction entre musulmans et non-musulmans. La loi marocaine interdit en principe de vendre de l’alcool à un Marocain musulman. Dans les faits, cette règle est appliquée avec beaucoup de souplesse le reste de l’année, mais elle explique pourquoi les points de vente restent discrets, physiquement séparés (un rayon fermé, une entrée distincte) et pourquoi le personnel peut, en théorie, demander une pièce d’identité. Pour les touristes étrangers et les non-musulmans, résidents comme visiteurs, le régime est nettement plus libéral : acheter et consommer dans un cadre autorisé ne pose aucun problème.
Le cadre « autorisé » recouvre principalement les établissements titulaires d’une licence : hôtels classés, riads autorisés, restaurants touristiques, bars, clubs et discothèques, ainsi que les boutiques hors taxes de l’aéroport. À cela s’ajoutent les grandes surfaces agréées disposant d’un rayon spécifique. En dehors de ces lieux, la consommation est proscrite, et c’est là qu’intervient la règle la plus importante à retenir : il est interdit de boire de l’alcool dans l’espace public. Pas de canette dans la rue, pas de bouteille sur un banc, pas de verre en terrasse de café non licencié. L’ivresse manifeste sur la voie publique peut par ailleurs être sanctionnée.
Enfin, une particularité administrative mérite d’être connue : au Maroc, les décisions relatives à la vente d’alcool relèvent en grande partie du wali (le préfet) de chaque ville. Ce qui est autorisé à Marrakech peut donc différer légèrement de ce qui se pratique à Casablanca, Agadir ou Fès, notamment en ce qui concerne les horaires et les périodes de fermeture. Marrakech, ville éminemment touristique, applique un cadre relativement ouvert. Pour situer la place de cette question dans le voyage plus large, notre guide complet des choses à faire à Marrakech replace ces aspects pratiques dans l’ensemble du séjour.
Où boire un verre à Marrakech : bars d’hôtels, rooftops, Guéliz et Hivernage
Si vous cherchez simplement à savourer un verre dans un cadre agréable, l’offre ne manque pas. Il faut toutefois savoir où regarder, car les lieux servant de l’alcool ne sont pas répartis uniformément dans la ville. Ils se concentrent très nettement dans deux quartiers modernes.
Les bars et terrasses d’hôtels
C’est l’option la plus simple et la plus rassurante pour un premier verre. La grande majorité des hôtels classés et des palaces disposent d’un bar, souvent doublé d’une terrasse ou d’une piscine où l’on peut commander vin, bière et cocktails du début d’après-midi jusqu’en soirée. L’ambiance y est feutrée, le service professionnel, et l’on n’a jamais à s’interroger sur la légalité de la situation. Les riads de charme, en revanche, ne servent pas tous d’alcool : certains disposent d’une licence, d’autres proposent seulement d’apporter votre propre bouteille, et beaucoup n’en servent pas du tout. Mieux vaut poser la question à la réservation si ce point compte pour vous. Pour choisir votre hébergement en connaissance de cause, consultez notre guide sur où dormir à Marrakech.
Les rooftops et la vie nocturne
Marrakech est réputée pour ses rooftops, ces terrasses en hauteur qui offrent une vue sur la médina, les toits ocre et, par temps clair, la chaîne enneigée de l’Atlas. Plusieurs d’entre eux, notamment autour de la place Jemaa el-Fna et dans les quartiers modernes, servent boissons et cocktails à l’heure du coucher du soleil, moment particulièrement prisé. La ville compte aussi des bars à ambiance, des lounges et des discothèques qui animent la nuit, surtout à l’Hivernage. Pour une sélection détaillée d’adresses en hauteur et d’ambiances nocturnes, reportez-vous à notre article sur la vie nocturne et les rooftops de Marrakech. Gardez simplement à l’esprit que les discothèques pratiquent des tarifs élevés et qu’une tenue correcte est souvent exigée.
Guéliz et l’Hivernage, les quartiers du verre
Deux quartiers concentrent l’essentiel de l’offre. Guéliz, la ville nouvelle construite à l’époque coloniale, aligne cafés modernes, restaurants internationaux, brasseries et bars où l’on peut commander un verre sans difficulté. C’est aussi là que se trouvent la plupart des points de vente à emporter. Découvrez ce quartier plus en détail dans notre guide dédié à Guéliz. L’Hivernage, voisin, est le quartier des grands hôtels, des clubs et des établissements chics : c’est le cœur de la vie nocturne festive de la ville. À l’inverse, si vous logez au cœur de la médina, il vous faudra souvent rejoindre ces quartiers ou monter sur un rooftop pour trouver de quoi trinquer.

Où acheter de l’alcool à Marrakech : supermarchés, horaires et restrictions
Pour acheter de l’alcool à Marrakech et le consommer dans votre hôtel, votre riad ou votre location, il faut passer par les grandes surfaces agréées. Toutes n’en vendent pas : seules certaines enseignes disposent d’un rayon dédié, souvent appelé « cave », parfois isolé du reste du magasin ou accessible par une entrée distincte, précisément à cause du cadre légal évoqué plus haut.
Les adresses les plus fiables se situent à Guéliz et dans les zones commerciales périphériques. On y trouve notamment les Carrefour Market et Acima, ainsi que les hypermarchés Marjane et Atacadao, qui proposent bière, vin et spiritueux. Il existe aussi des cavistes spécialisés, dont l’enseigne Nicolas. Le choix est correct sans être immense : quelques marques de bière locale et importée, une gamme de vins marocains et étrangers, et les spiritueux courants. Pensez à vérifier la disponibilité avant de faire un long trajet, car les stocks et les autorisations peuvent varier.
Côté horaires, comptez généralement une ouverture du rayon alcool de la fin de matinée (autour de 11 h) jusqu’en soirée (parfois 22 h ou 23 h), mais avec une règle prudente à retenir : le rayon ferme souvent plus tôt que le reste du magasin. Il est donc conseillé de faire ses achats avant 20 h pour éviter les mauvaises surprises. Le vendredi, jour de la grande prière, la vente peut être suspendue pendant les heures de prière ou les horaires réduits. Enfin, la vente est habituellement interrompue lors des grandes fêtes religieuses, comme l’Aïd, et durant tout le mois du Ramadan (voir plus bas). L’âge minimum est de 18 ans, et une pièce d’identité peut vous être demandée en caisse.
Un dernier réflexe utile : à la sortie du magasin, vos bouteilles sont généralement placées dans un sac opaque. Transportez-les discrètement, sans les exhiber, et rangez-les une fois de retour dans votre hébergement. Ce n’est pas une obligation légale mais un usage de respect largement partagé.
Les prix de l’alcool à Marrakech : taxes et ordres de grandeur
Voici un point qui surprend souvent les voyageurs : l’alcool coûte cher au Maroc. Il est frappé de taxes importantes, si bien que les prix atteignent, voire dépassent, ceux pratiqués en Europe, dans un pays où le coût de la vie est par ailleurs plus bas. Ce n’est donc pas le poste où vous ferez des économies. Les tarifs ci-dessous sont donnés à titre purement indicatif ; ils fluctuent selon les établissements, la saison et le change (1 euro valant environ 11 dirhams marocains, MAD).
- Bière locale (50 cl) au supermarché : environ 15 à 25 MAD (1,50 à 2,50 €).
- Bière au bar ou en terrasse : souvent 40 à 80 MAD (4 à 7 €), davantage dans les lieux chics.
- Bouteille de vin marocain en magasin : à partir de 60 à 120 MAD (5,50 à 11 €) pour une entrée de gamme, bien plus pour de belles cuvées.
- Verre de vin au restaurant : autour de 50 à 90 MAD (4,50 à 8 €).
- Cocktail en rooftop ou en club : fréquemment 90 à 150 MAD (8 à 14 €), parfois plus.
- Spiritueux importés : nettement plus chers qu’en Europe en raison des droits d’importation.
Pour intégrer ce poste à votre planification financière globale, notre guide du budget voyage à Marrakech détaille les grands équilibres de dépenses sur place. Astuce simple : acheter en supermarché pour un apéritif au calme dans votre riad revient bien moins cher que multiplier les verres en établissement, où la marge est forte.
La médina contre la ville nouvelle : deux ambiances
Comprendre la géographie de Marrakech aide énormément à savoir où chercher. La ville se divise schématiquement en deux mondes. D’un côté, la médina, la vieille ville fortifiée classée au patrimoine mondial, avec ses souks, ses ruelles labyrinthiques, ses mosquées et son atmosphère traditionnelle. De l’autre, la ville nouvelle, principalement les quartiers de Guéliz et de l’Hivernage, aux avenues larges et à l’ambiance résolument moderne.
Dans la médina, l’alcool est très peu présent. Vous ne trouverez quasiment pas de points de vente à emporter, les cafés servent du thé à la menthe, des jus et des sodas, et la place Jemaa el-Fna, cœur battant de la vieille ville, ne compte pas de bars à proprement parler au niveau de la rue. Les rares occasions d’y boire un verre se situent en hauteur, sur certaines terrasses panoramiques licenciées, ou dans des riads et hôtels disposant d’une licence. Cette rareté n’est pas un hasard : elle correspond au caractère traditionnel et populaire du quartier, où la majorité des habitants ne consomment pas d’alcool.
La ville nouvelle offre au contraire tout l’éventail : bars, restaurants internationaux, supermarchés avec cave, clubs. Si l’accès facile à un verre fait partie de vos critères, loger à Guéliz ou à l’Hivernage, ou du moins à proximité, simplifie les choses. À l’inverse, séjourner dans la médina pour l’authenticité implique d’accepter quelques trajets. Beaucoup de voyageurs combinent d’ailleurs les deux : journées dans les souks, dîners et soirées en ville nouvelle. Pour les repas, notre sélection sur où manger à Marrakech distingue les restaurants licenciés des tables sans alcool.
Pendant le Ramadan : des restrictions à connaître
Le mois du Ramadan modifie sensiblement la donne. Durant cette période sacrée de jeûne, qui se décale chaque année selon le calendrier lunaire, la vente d’alcool est fortement restreinte, y compris, dans les faits, pour les non-musulmans. Les rayons « cave » des supermarchés ferment généralement pour tout le mois, et de nombreux bars et restaurants suspendent le service d’alcool ou réduisent leur activité.
Il subsiste des exceptions, essentiellement dans les hôtels internationaux et certains établissements orientés vers la clientèle touristique, qui peuvent continuer à servir de l’alcool à leurs clients, parfois uniquement dans des espaces réservés et sur présentation d’un passeport étranger. Mais rien n’est garanti, et comme les règles dépendent des décisions locales du wali, la situation peut varier d’une année à l’autre. Si votre séjour tombe pendant le Ramadan, le plus sage est de vous renseigner directement auprès de votre hôtel avant d’arriver.
Au-delà de la seule question de l’alcool, le Ramadan transforme le rythme de la ville : horaires décalés, journées plus calmes, soirées animées après la rupture du jeûne. C’est une période fascinante à vivre pour qui la respecte. Notre guide sur Marrakech pendant le Ramadan détaille tout ce qu’il faut savoir pour organiser son voyage à cette période avec tact.
Discrétion et respect : les règles de bon sens
Au-delà de la loi, l’essentiel se joue dans l’attitude. Le Maroc accueille chaleureusement les visiteurs et ne leur impose pas ses codes religieux, mais un minimum de respect du contexte local fait toute la différence et vous évitera tout malaise. Quelques principes simples suffisent.
- Ne buvez jamais dans la rue. C’est interdit et très mal perçu. La consommation se fait dans les lieux prévus (établissements, hébergement privé).
- Restez discret avec vos achats. Sac opaque, transport sobre, pas d’étalage de bouteilles.
- Évitez l’ivresse visible. Un comportement bruyant ou éméché en public heurte la population et peut attirer des ennuis. La modération est votre meilleure alliée.
- Ne proposez pas d’alcool à un Marocain sans savoir s’il en consomme ; beaucoup n’en boivent pas par conviction religieuse, et l’offre pourrait embarrasser.
- Adaptez-vous au lieu et au moment : ce qui est normal dans un club de l’Hivernage ne l’est pas dans une ruelle de la médina ou à proximité d’une mosquée.
Cette discrétion n’est pas seulement une question de politesse : elle contribue aussi à votre sécurité, en évitant de vous exposer inutilement. Sur les précautions générales à prendre en ville, consultez notre article sur la sécurité et les arnaques à Marrakech. En pratique, un voyageur respectueux et mesuré ne rencontre aucune difficulté à profiter d’un verre lors de son séjour.
Le vin marocain existe-t-il ? Oui, et il vaut le détour
Beaucoup de visiteurs ignorent que le Maroc est un pays producteur de vin, avec une tradition viticole séculaire. Le climat, ensoleillé mais tempéré par l’altitude dans certaines régions, se prête à la culture de la vigne. Goûter un vin marocain fait partie des expériences que l’on peut vivre sur place, et c’est aussi, souvent, l’option la plus abordable au restaurant.
Les principales régions viticoles se situent au nord et au centre du pays, plutôt loin de Marrakech elle-même. La région de Meknès, dans les contreforts de l’Atlas, est le cœur historique de la production, avec des appellations reconnues comme Guerrouane et Beni M’Tir. Les cépages y sont souvent d’origine française — cabernet-sauvignon, merlot, syrah, cinsault, grenache, carignan — hérités des échanges anciens avec la viticulture méditerranéenne. Plus à l’ouest, du côté des plaines proches de Casablanca, la zone de Boulaouane est célèbre pour son « vin gris », un rosé très pâle et rafraîchissant, sans doute le vin marocain le plus connu.
On trouve ainsi des rouges, des blancs, des rosés et des vins gris marocains dans les supermarchés et sur les cartes des restaurants licenciés. Les prix restent raisonnables pour les entrées de gamme, et certaines cuvées plus ambitieuses offrent un bon rapport qualité-prix. Pour approfondir l’histoire et la géographie de cette production, la page de Wikipédia consacrée à la viticulture au Maroc fournit un panorama complet.

Conseils pratiques pour boire un verre à Marrakech
Pour terminer, voici une série de recommandations concrètes qui synthétisent tout ce qui précède et vous feront gagner du temps sur place.
- Anticipez vos achats. Passez au supermarché en début de séjour et hors vendredi si possible, en tenant compte de la fermeture précoce du rayon alcool.
- Vérifiez la licence à la réservation. Si vous tenez à un dîner arrosé ou à un apéritif, confirmez que votre riad ou restaurant sert de l’alcool, ou autorise le « BYOB » (apportez votre bouteille).
- Privilégiez le vin marocain au restaurant : plus abordable que les importations et souvent d’excellente surprise.
- Gardez de la monnaie et une pièce d’identité : l’âge légal est 18 ans et un contrôle est possible.
- Renseignez-vous sur les dates du Ramadan avant de réserver si l’accès à l’alcool compte pour vous ; les règles changent nettement durant ce mois.
- Rentrez en taxi ou à pied après une soirée, et ne prenez jamais le volant après avoir bu : le Maroc applique une tolérance zéro et les contrôles existent.
- Restez mesuré et discret : c’est la meilleure façon de profiter d’un verre sans faux pas culturel.
En résumé, l’alcool à Marrakech est accessible, légal et de bonne qualité pour qui sait où chercher, mais il s’inscrit dans un cadre discret et respectueux. En connaissant les bons quartiers, les horaires et les usages, vous profiterez pleinement d’un rooftop au coucher du soleil ou d’un verre de vin gris local, sans jamais vous mettre en porte-à-faux avec la culture qui vous accueille.
Questions fréquentes sur l’alcool à Marrakech
Peut-on boire de l’alcool à Marrakech en tant que touriste ?
Oui. La consommation d’alcool est légale pour les touristes et les non-musulmans dans les établissements licenciés (hôtels, restaurants, bars, rooftops, clubs) et dans les hébergements privés. La seule interdiction ferme concerne la consommation dans l’espace public : on ne boit pas dans la rue.
Où acheter de l’alcool à Marrakech pour l’emporter ?
Dans les supermarchés agréés disposant d’un rayon « cave », principalement à Guéliz et en périphérie : Carrefour Market, Acima, Marjane, Atacadao, ainsi que des cavistes comme Nicolas. La médina, elle, ne compte quasiment aucun point de vente à emporter.
L’alcool est-il cher à Marrakech ?
Oui, relativement. En raison de taxes élevées, les prix sont comparables ou supérieurs à ceux de l’Europe. Une bière au bar coûte souvent 4 à 7 €, un cocktail en rooftop 8 à 14 €. Acheter du vin marocain en supermarché reste l’option la plus économique.
Peut-on acheter de l’alcool pendant le Ramadan ?
C’est très restreint. Les rayons « cave » ferment généralement pendant tout le mois et beaucoup d’établissements suspendent le service. Certains hôtels internationaux continuent de servir leurs clients étrangers, parfois sur présentation d’un passeport, mais rien n’est garanti. Renseignez-vous auprès de votre hôtel.
Y a-t-il de l’alcool dans la médina de Marrakech ?
Très peu. La vieille ville a un caractère traditionnel et compte surtout des cafés sans alcool. Les seules occasions d’y boire un verre se trouvent sur certaines terrasses panoramiques licenciées ou dans des riads et hôtels disposant d’une licence. L’offre se concentre dans la ville nouvelle (Guéliz, Hivernage).
Quel âge faut-il avoir pour acheter de l’alcool au Maroc ?
L’âge légal est de 18 ans. Une pièce d’identité peut être demandée à la caisse des supermarchés. Il est par ailleurs déconseillé de proposer de l’alcool à un Marocain musulman, beaucoup n’en consommant pas par conviction religieuse.
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