Dar El Bacha à Marrakech : musée des Confluences, visite, tarifs et horaires

Cour de Dar El Bacha à Marrakech avec portique à colonnes de zellige et alcôve à fontaine

Dar El Bacha, aujourd’hui musée des Confluences, est le palais que Thami El Glaoui, pacha de Marrakech, s’est fait construire en 1910 dans la médina, et qui se visite depuis le 9 juillet 2017 comme musée public géré par la Fondation nationale des musées. On écrit aussi Dar el Bacha ou Dar al-Basha en anglais, دار الباشا en arabe : littéralement « la maison du pacha ». Le lieu est double, et c’est ce qui déroute les visiteurs : une enfilade de salons décorés ouverte au billet, et, dans une aile séparée, le salon de café Bacha Coffee, qui attire à lui seul une file quotidienne. Cette page explique ce que l’on voit vraiment derrière la porte, ce que le billet donne, et comment organiser la visite sans y perdre une matinée.

Informations vérifiées en septembre 2026

En bref

  • Palais privé bâti en 1910 pour Thami El Glaoui, pacha de Marrakech de 1912 à 1956, dans le quartier de Dar El Bacha, au nord-ouest de la médina.
  • Sous gestion de la Fondation nationale des musées depuis juillet 2015, inauguré comme musée des Confluences par le roi Mohammed VI le 9 juillet 2017.
  • Tarifs officiels annoncés par la Fondation nationale des musées : 60 dirhams pour les visiteurs étrangers, 25 dirhams pour les citoyens marocains, 15 dirhams pour les résidents marocains de moins de 18 ans.
  • Horaires officiels : du mardi au dimanche, de 10 h à 18 h ; fermé le lundi.
  • Endommagé par le séisme d’Al Haouz du 8 septembre 2023, fermé pour consolidation, rouvert au public le 23 novembre 2023.
  • Le salon Bacha Coffee occupe une partie du palais et fonctionne sans réservation : c’est une activité distincte du musée, avec sa propre attente.
  • La médina de Marrakech, qui l’entoure, est inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1985.

Fiche pratique de Dar El Bacha

ÉlémentInformation
QuartierDar El Bacha / Riad Laârous, médina de Marrakech, entre Bab Doukkala et Mouassine
Adresse officielle65-69 Riad Laârous, route Dar El Bacha, Marrakech (Fondation nationale des musées)
Accès depuis Jemaa el-FnaEnviron 1 km à pied par la rue Mouassine puis la rue Dar El Bacha, soit 15 à 20 minutes selon l’affluence des souks
HorairesMardi à dimanche, 10 h – 18 h ; fermé le lundi (horaires réduits possibles pendant le ramadan, à vérifier sur place)
Tarif60 DH visiteurs étrangers ; 25 DH citoyens marocains ; 15 DH résidents marocains de moins de 18 ans
Durée conseillée45 minutes à 1 h 15 pour le musée seul ; ajoutez 1 à 2 heures si vous voulez aussi le salon de café
Meilleur momentÀ l’ouverture, vers 10 h, ou en fin d’après-midi après 16 h 30
TenueAucune obligation religieuse : c’est un musée, pas un lieu de culte. Épaules couvertes conseillées par simple usage local, chaussures confortables pour les derbs
AccessibilitéRez-de-chaussée majoritairement de plain-pied, mais seuils, marches et pavage ancien ; accès en fauteuil à confirmer auprès du musée
Téléphone+212 5 24 38 17 63
Données publiées par la Fondation nationale des musées ; tarifs et horaires susceptibles d’évoluer.
Jardin riad de Dar El Bacha à Marrakech avec allée pavée, orangers et vasque centrale

Que voit-on à Dar El Bacha, musée des Confluences ?

On visite une partie du palais de 1910 restaurée par la Fondation nationale des musées : une grande cour rectangulaire plantée en riad, quatre salons à portiques qui l’entourent, des murs de zellige, des plafonds de cèdre peint, une fontaine murale sous alcôve, et deux à trois salles d’exposition temporaire. Le parcours est court, dense, et tient en un seul niveau.

Il faut d’emblée régler un malentendu. Dar El Bacha n’est pas un musée à collection permanente monumentale comme le Musée Mohammed VI de Rabat. C’est d’abord une maison, magnifiquement décorée, dont l’architecture est l’objet principal, et dans laquelle la Fondation nationale des musées installe des expositions qui changent. Ce que vous verrez exposé en février ne sera pas ce que verra quelqu’un en octobre. En revanche, la cour, les portiques et les plafonds, eux, ne bougent pas : ce sont eux la raison de venir.

La cour et le jardin riad

Un riad, au sens architectural strict, n’est pas une maison d’hôtes : c’est un jardin intérieur découpé en quatre parterres par deux allées qui se croisent, avec un bassin ou une fontaine au centre. Celui de Dar El Bacha est un exemple de manuel. Les allées sont pavées de petits carreaux, les parterres sont en contrebas, plantés d’orangers et de bananiers dont les feuilles débordent largement au-dessus du passage. Au centre, une vasque basse en pierre, très sobre, qui contraste avec la surcharge décorative des murs.

Ce contraste est voulu. Dans la maison marocaine traditionnelle, la façade sur rue est aveugle et la richesse se déploie vers l’intérieur. Vous arrivez par un derb, c’est-à-dire une ruelle de médina souvent en impasse, vous franchissez une porte discrète, et la cour s’ouvre d’un coup. C’est l’effet que El Glaoui cherchait sur ses invités, et il fonctionne encore.

Les salons, le zellige et les plafonds de cèdre

Les quatre salons ouvrent sur la cour par des portiques à colonnes. Regardez les colonnes de près : elles sont gainées de zellige, c’est-à-dire de mosaïque de carreaux de terre cuite émaillée taillés un par un puis assemblés à l’envers, pointe vers le haut, dans un lit de mortier. Les registres de zellige montent jusqu’à hauteur d’homme, puis cèdent la place au plâtre sculpté, le gebs, puis au bois.

Le bois est le point fort de la maison. Les portes sont en cèdre de l’Atlas sculpté, les linteaux et les auvents sont peints, et certains plafonds sont des coupoles octogonales en bois peint à motifs étoilés, où l’on distingue encore les pigments d’origine sous la patine. Ce n’est pas une décoration industrielle : ce sont des panneaux assemblés et peints à la main, dans la tradition du zouaq, la peinture ornementale sur bois. Levez systématiquement la tête dans chaque salon, sinon vous ratez la moitié du palais.

Le sol de certains passages est en marbre noir et blanc en damier, une touche européenne assumée. Dar El Bacha date des premières années du protectorat français, et son propriétaire cultivait ce mélange : décor marocain traditionnel, confort et références occidentales. C’est exactement ce que le mot « confluences » désigne dans le nom actuel du musée.

Le hammam, la douiria et ce que l’on ne voit pas

Le palais complet comprenait bien plus que le circuit actuel : un hammam privé, une douiria — le petit appartement d’accueil, presque une maison dans la maison, où l’on recevait les visiteurs sans les faire entrer dans l’intimité familiale — et des quartiers privés réservés à la famille. Seule une partie de l’ensemble a été restaurée et ouverte. Si une porte est fermée, ce n’est pas un oubli : c’est la limite du périmètre muséal. Ne comptez pas voir l’intégralité des espaces décrits dans les livres d’architecture.

L’histoire de Dar El Bacha et de Thami El Glaoui

Dar El Bacha est construit en 1910 pour Thami El Glaoui, chef de la famille Glaoua du Haut Atlas, qui reçoit le titre de pacha de Marrakech en 1912 et le conserve jusqu’à sa mort en janvier 1956. Le palais est pensé comme un instrument politique autant que comme une résidence : y recevoir, c’était exposer une puissance.

Une réserve sur la date, que peu de pages signalent : les notices encyclopédiques et les travaux d’histoire de l’architecture s’accordent sur 1910, mais la fiche du musée publiée par la Fondation nationale des musées décrit « un magnifique palais du XVIIIe siècle ». Cette datation haute est isolée et n’est reprise par aucune autre source consultable ; elle renvoie vraisemblablement à un noyau plus ancien remployé dans la construction du pacha. Retenez 1910 pour le palais que vous visitez, et ne vous étonnez pas de lire ailleurs le XVIIIe siècle.

DateÉvénement
1070-1072Fondation de Marrakech par les Almoravides, selon l’UNESCO
Vers 1879Naissance de Thami El Glaoui, à Telouet, dans le Haut Atlas
1910Construction de Dar El Bacha, la maison du pacha
1912Thami El Glaoui reçoit le titre de pacha de Marrakech ; début du protectorat français
Années 1930-1950Le palais accueille des hôtes de passage ; les guides et la tradition locale citent Colette, Maurice Ravel, Joséphine Baker, Charlie Chaplin et Winston Churchill, sans que ces séjours soient établis par des archives publiques
Janvier 1956Mort de Thami El Glaoui, quelques semaines avant l’indépendance du Maroc
1985Inscription de la médina de Marrakech au patrimoine mondial de l’UNESCO
Juillet 2015Le bâtiment passe sous gestion de la Fondation nationale des musées
9 juillet 2017Inauguration du musée des Confluences par le roi Mohammed VI
2019Réouverture du salon de café historique sous l’enseigne Bacha Coffee
8 septembre 2023Séisme d’Al Haouz ; le palais est endommagé et ferme
23 novembre 2023Réouverture après travaux de consolidation, avec deux expositions temporaires
Chronologie établie d’après la Fondation nationale des musées, l’UNESCO et les notices encyclopédiques concordantes.

Qui était Thami El Glaoui ?

Thami El Glaoui est un personnage que le Maroc contemporain n’a pas fini de discuter, et c’est utile de le savoir avant d’entrer. Issu d’une famille de chefs berbères du Haut Atlas dont le fief était la kasbah de Telouet, sur la route du Tizi n’Tichka, il devient sous le protectorat français la figure politique dominante du sud marocain. Sa fortune vient du contrôle des cols, des mines et des terres agricoles.

Sa fin de carrière est tout autre chose. Il joue un rôle central dans la déposition du sultan Mohammed V en 1953, puis fait volte-face en 1955. Il meurt en janvier 1956, l’année même de l’indépendance, largement discrédité. Le musée ne construit pas un hommage à l’homme : il conserve sa maison comme un document sur une époque. La distinction compte, et elle explique pourquoi la muséographie parle beaucoup d’architecture et peu de politique.

Du palais privé au musée public

Après l’indépendance, le bâtiment perd sa fonction et connaît des décennies de sommeil administratif. Le tournant vient en juillet 2015, quand la Fondation nationale des musées en prend la gestion et lance une campagne de restauration. Deux ans plus tard, le 9 juillet 2017, le roi Mohammed VI inaugure « Dar El Bacha – musée des Confluences ». L’établissement rejoint alors un réseau national qui comprend notamment le Musée Mohammed VI d’art moderne et contemporain à Rabat et le Musée du patrimoine immatériel, installé à Marrakech même sur Jemaa el-Fna.

En 2018, l’une des expositions du musée réunissait des objets provenant de lieux de culte des trois religions monothéistes, une façon de poser d’emblée le programme intellectuel du lieu. Depuis, la programmation alterne patrimoine matériel, artisanat et art contemporain marocain.

Plafond de bois peint en coupole octogonale à motifs étoilés à Dar El Bacha, Marrakech

Pourquoi « musée des Confluences » et pas simplement Dar El Bacha ?

Le sous-titre « musée des Confluences » renvoie au projet scientifique de la Fondation nationale des musées : montrer l’identité marocaine comme un point de rencontre entre apports arabes, amazighs, andalous, africains, juifs et méditerranéens. Le mot « confluences » désigne ce croisement, pas un thème d’exposition particulier.

Attention à une confusion fréquente : il existe un autre musée des Confluences, à Lyon, en France, consacré aux sciences et aux sociétés. Les deux n’ont aucun lien. Si vous cherchez des informations en ligne, précisez toujours « Dar El Bacha » ou « Marrakech », sinon vous tomberez sur l’établissement français.

Ce positionnement explique aussi la nature des expositions. Lors de la réouverture de novembre 2023, deux accrochages étaient proposés : « Un art façonné par le temps : le bois dans toutes ses formes », consacré aux savoir-faire du bois dans l’architecture et le mobilier marocains, et « L’univers de Fatna Gbouri », autour de l’œuvre de cette peintre marocaine. La programmation change plusieurs fois par an : consultez la rubrique expositions de la Fondation nationale des musées avant de venir si l’accrochage conditionne votre visite.

Combien coûte l’entrée à Dar El Bacha et quels sont les horaires ?

D’après la Fondation nationale des musées, l’entrée coûte 60 dirhams pour les visiteurs étrangers, 25 dirhams pour les citoyens marocains et 15 dirhams pour les résidents marocains de moins de 18 ans. Le musée ouvre du mardi au dimanche de 10 h à 18 h et ferme le lundi. Le billet s’achète sur place, à la caisse située après l’entrée.

CatégorieTarif annoncé
Visiteur étranger60 DH
Citoyen marocain25 DH
Résident marocain de moins de 18 ans15 DH
Consommation au salon de caféNon incluse, facturée séparément
Moyens de paiementNon communiqué officiellement ; prévoyez des dirhams en espèces
Tarifs publiés par la Fondation nationale des musées, à vérifier sur place avant la visite.

Deux précisions de terrain. D’abord, aucun billet combiné officiel ne relie Dar El Bacha aux autres musées de Marrakech : chaque site se paie séparément. Ensuite, pendant le ramadan, les horaires des établissements de la médina sont souvent modifiés, et le salon de café en particulier peut n’ouvrir qu’en soirée. Si votre séjour tombe pendant cette période, appelez le musée la veille.

Comment aller à Dar El Bacha depuis Jemaa el-Fna ?

À pied, comptez environ un kilomètre et 15 à 20 minutes depuis Jemaa el-Fna. Le trajet le plus simple passe par la rue Mouassine, en direction du nord-ouest, puis tourne à gauche sur la rue Dar El Bacha, une artère large et rectiligne pour la médina, que l’on reconnaît à sa circulation de deux-roues. Le palais est sur le côté droit en venant de Mouassine.

  • Depuis la Koutoubia : environ 1,2 km, une vingtaine de minutes, par Jemaa el-Fna puis Mouassine.
  • Depuis la médersa Ben Youssef : environ 600 à 800 m par les souks, mais le parcours est labyrinthique ; enchaîner les deux dans la même matinée est très faisable.
  • Depuis Bab Doukkala : moins de 500 m, c’est l’approche la plus rapide si vous arrivez en taxi, car la porte est accessible aux véhicules.
  • Depuis Guéliz : 3 à 4 km ; prenez un petit taxi jusqu’à Bab Doukkala et terminez à pied, la voiture n’entre pas dans les derbs.

Le conseil qui fait gagner du temps : demandez « Bab Doukkala » au chauffeur, pas « Dar El Bacha ». Les petits taxis ne peuvent pas approcher de la porte du musée et vous déposeront de toute façon à une porte de la médina. Depuis l’aéroport de Marrakech-Ménara, comptez une dizaine de kilomètres jusqu’à cette entrée nord-ouest de la médina de Marrakech ; notre comparatif des transferts depuis les aéroports du Maroc détaille les options et leurs coûts.

Bacha Coffee à Dar El Bacha : ce qu’il faut comprendre avant de faire la queue

Bacha Coffee occupe l’ancien salon de café du palais, dans une aile distincte du parcours muséal. L’enseigne fait remonter son origine à 1910, l’année de construction de Dar El Bacha, et le salon a rouvert sous ce nom en 2019, après reprise par le groupe V3 Gourmet dirigé par Taha Bouqdib. La maison annonce plus de 200 cafés arabica d’origine.

Le point qui pose problème à tout le monde : ce n’est pas la même chose que le musée. Votre billet de musée ne vous donne pas une table, et une table ne vous donne pas le musée. Les deux accès sont gérés séparément à l’entrée, et le salon ne prend pas de réservation, en service strictement dans l’ordre d’arrivée. Aux heures de pointe, en haute saison et le week-end, l’attente est réelle et régulièrement signalée par les visiteurs.

  • Annoncez clairement à l’entrée si vous venez pour le musée, pour le café, ou pour les deux : les files ne sont pas les mêmes.
  • Si le café vous intéresse, présentez-vous à l’ouverture, vers 10 h. Passé 11 h, l’attente s’allonge nettement.
  • L’ordre le plus efficace consiste à s’inscrire pour le café, puis à visiter le musée pendant l’attente, si le personnel le permet ce jour-là.
  • La carte est chère aux standards marocains : le café y est un produit de luxe, pas un café de quartier. Il existe une boutique si vous voulez seulement repartir avec un paquet.
  • Pendant le ramadan, le service est généralement décalé en soirée.

Ne confondez pas non plus ce salon avec le comptoir Bacha Coffee présent en zone aéroportuaire : même enseigne, contexte totalement différent. Ici, l’intérêt est le décor du palais autant que la tasse.

Erreurs à éviter à Dar El Bacha

Les visites ratées à Dar El Bacha se ressemblent toutes : on arrive un lundi, on croit que le billet inclut le café, on reste vingt minutes et on repart sans avoir levé les yeux. Voici les erreurs les plus coûteuses, toutes évitables en amont.

  1. Venir un lundi. Le musée est fermé ce jour-là. C’est la première cause de déception, et aucune exception n’est annoncée.
  2. Croire que le billet inclut Bacha Coffee. Il ne l’inclut pas. Ce sont deux comptoirs, deux files, deux paiements.
  3. Arriver en milieu de journée en haute saison. Entre 12 h et 15 h, la cour est saturée et les photos sont impossibles à cadrer sans monde.
  4. Ne pas regarder les plafonds. C’est la partie la plus remarquable du palais et celle que l’on rate le plus systématiquement.
  5. Attendre une collection permanente. Le musée fonctionne par expositions temporaires ; vérifiez l’accrochage en cours si c’est votre motivation principale.
  6. Prévoir un fauteuil roulant sans avoir appelé. Le bâtiment ancien comporte seuils et marches ; confirmez les conditions d’accès au préalable.
  7. Compter sur la carte bancaire pour les petits achats alentour. Dans les derbs voisins, les espèces restent la norme.

Que voir aux alentours de Dar El Bacha ?

Dar El Bacha se trouve au cœur d’un des secteurs les plus denses en patrimoine de la médina : la médersa Ben Youssef, le musée de Marrakech, la Maison de la photographie et la mosquée Mouassine sont tous à moins de dix minutes à pied, et le quartier des souks commence immédiatement à l’est du palais.

  • La médersa Ben Youssef, à l’est : une médersa est une école coranique où les étudiants logeaient sur place. Celle-ci est la plus spectaculaire du Maroc en matière de décor. Voyez notre page dédiée à la médersa Ben Youssef.
  • La fontaine Mouassine et son fondouk : un fondouk est un ancien caravansérail à cour centrale, mêlant entrepôt au rez-de-chaussée et chambres à l’étage. Plusieurs ont été reconvertis en ateliers d’artisans.
  • Bab Doukkala et sa mosquée, à l’ouest : porte historique de la médina, pratique comme point de dépose en taxi.
  • Les souks : accessibles en quelques minutes par la rue Mouassine, avec les secteurs des teinturiers et des dinandiers.
  • Le Musée Yves Saint Laurent et le Jardin Majorelle, à Guéliz : un autre registre, plus contemporain, à combiner sur une autre demi-journée. Voir notre article sur le musée Yves Saint Laurent.

Un itinéraire matinal qui fonctionne bien : Dar El Bacha à l’ouverture, puis la médersa Ben Youssef, puis déjeuner autour de Mouassine, et retour vers Jemaa el-Fna par les souks en fin d’après-midi. Si vous hésitez encore entre les deux grandes villes impériales pour organiser votre séjour, notre comparatif Marrakech ou Fès pose les critères.

FAQ sur Dar El Bacha

Dar El Bacha est-il ouvert le lundi ?

Non. Le musée des Confluences Dar El Bacha est fermé le lundi. Les horaires officiels publiés par la Fondation nationale des musées sont du mardi au dimanche, de 10 h à 18 h. Cette fermeture hebdomadaire est la principale cause de visite manquée. Pendant le ramadan et les jours fériés nationaux, les horaires peuvent être adaptés : appelez le musée la veille pour confirmer.

Combien de temps faut-il prévoir pour la visite ?

Comptez 45 minutes à 1 h 15 pour le musée seul. Le parcours est court, sur un seul niveau, et concentré autour de la cour et de quelques salons. Si vous voulez aussi prendre un café au salon Bacha Coffee, ajoutez une à deux heures en tenant compte de l’attente, qui peut être longue en haute saison et le week-end.

Faut-il réserver son billet à l’avance ?

Non, le billet du musée s’achète directement sur place à la caisse, et la Fondation nationale des musées n’annonce pas de billetterie en ligne obligatoire pour ce site. Le salon de café, lui, ne prend aucune réservation et fonctionne strictement dans l’ordre d’arrivée. Prévoyez des dirhams en espèces : les moyens de paiement acceptés ne sont pas communiqués officiellement.

Le billet du musée donne-t-il accès à Bacha Coffee ?

Non, ce sont deux prestations distinctes. Le billet d’entrée donne accès au parcours muséal et aux expositions temporaires, pas à une table au salon de café. Inversement, consommer au Bacha Coffee ne dispense pas d’acheter un billet pour voir le musée. Annoncez votre intention à l’entrée pour être orienté vers la bonne file.

Peut-on photographier à l’intérieur ?

La photographie personnelle est généralement tolérée dans la cour et les espaces architecturaux, mais les règles peuvent différer selon l’exposition temporaire en cours, certains prêts interdisant la prise de vue. Les conditions applicables aux trépieds et aux prises de vue professionnelles ne sont pas communiquées officiellement : demandez à l’accueil avant de sortir le matériel.

Le musée a-t-il rouvert après le séisme de 2023 ?

Oui. Endommagé par le séisme d’Al Haouz du 8 septembre 2023, Dar El Bacha a fermé pour travaux de consolidation, puis a rouvert au public le 23 novembre 2023 avec deux expositions temporaires. Le bâtiment est de nouveau accessible dans son périmètre habituel. Si vous lisez une information de fermeture, vérifiez sa date : beaucoup de pages n’ont pas été mises à jour depuis 2023.

Dar El Bacha vaut-il le détour par rapport aux autres palais de Marrakech ?

Oui, à condition de savoir ce que l’on vient voir. Dar El Bacha est plus petit et plus intime que le palais Bahia, et il est du XXe siècle, pas du XIXe. On y vient pour la qualité du décor sur une surface réduite, pour les plafonds de cèdre peint et pour une exposition temporaire. Comptez-le comme une étape d’une heure, pas comme une demi-journée.

Le musée est-il accessible aux personnes à mobilité réduite ?

Partiellement. Le parcours se déroule essentiellement de plain-pied autour de la cour, ce qui est favorable, mais le bâtiment de 1910 comporte des seuils, quelques marches et un pavage ancien irrégulier, et les derbs qui y mènent sont étroits. La Fondation nationale des musées ne publie pas de fiche d’accessibilité détaillée pour ce site : contactez le musée au préalable pour organiser la venue.

En résumé

Dar El Bacha est une visite courte et forte : une heure suffit, mais c’est une heure qui montre mieux que beaucoup de grands monuments ce que savait faire l’artisanat marocain du début du XXe siècle. Venez à l’ouverture, un jour autre que le lundi, avec des dirhams en poche et l’intention de regarder les plafonds autant que les vitrines.

Décidez aussi en amont de votre rapport au café. Si Bacha Coffee fait partie de votre programme, il structure la matinée entière et il faut l’accepter. S’il ne vous intéresse pas, vous pouvez enchaîner Dar El Bacha, la médersa Ben Youssef et les souks de Mouassine dans une matinée confortable, et garder l’après-midi pour Guéliz. Dans les deux cas, vérifiez l’exposition en cours avant de partir : c’est elle qui fait la différence entre deux visites d’un même palais.

Sources officielles

Cet article est informatif. Les tarifs, horaires et conditions d’accès sont susceptibles d’évoluer sans préavis : vérifiez les informations auprès du musée ou de la Fondation nationale des musées avant votre visite.

Crédit photo

Illustrations : image à la une « File:Dar al Bacha Marrakesh DSCF8691.jpg » — R Prazeres (CC BY-SA 4.0) ; « File:Dar al Bacha Marrakesh DSCF8510.jpg » — R Prazeres (CC BY-SA 4.0) ; « File:Dar al Bacha Marrakesh DSCF8802.jpg » — R Prazeres (CC BY-SA 4.0), via Wikimedia Commons.

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